Naît le 17 novembre 1940 à Montréal.

Benjamine d'une famille de onze enfants, Monique grandit à la campagne en bénéficiant du climat romanesque créé par ses frères, ses sœurs et ses parents musiciens.

L'enfant passe des heures à observer et à dessiner les animaux, si bien que ses parents lui offrent pour son douzième anniversaire un cadeau qui va bouleverser sa vie : des pinceaux, un petit chevalet et de la peinture à l'huile.

Peintre autodidacte, Monique a développé un extraordinaire sens de l'observation qui donne à ses tableaux une facture particulière recherchée par les collectionneurs.

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L'écrivain et critique d'art Guy Robert résume son cheminement artistique en ces termes :
L'admirable entreprise tient de la vocation, de l'apostolat. Cela commence dans les œuvres d'enfance de Monique, et prend son essor en 1970, dans ses tableaux à l'huile consacrés à l'illustration et la défense des animaux sauvages. Puis excursions, rencontres, expositions, honneurs se succèdent en cadence serrée. Faune et flore s'épousent somptueusement sous sa main patiente et habile, dans des paysages de brume et de neige, de sous-bois et de printemps. En marge de la mode de l'art animalier qu'elle a largement devancée, l'œuvre se poursuit, toujours fidèle à elle-même. Et derrière ses scènes harmonieuses, on croit entendre quelque prélude de Chopin…

Les grands pics
Huile sur toile (Collection privée)
(48 x 36)
© Monique Benoit

Bien que membre à vie de l'Institut des arts figuratifs du Québec, Monique Blaquière-Benoit ne limite pas ses activités à la peinture.

Naturaliste dans l'âme, cette artiste de la lumière et du mouvement partage son engagement envers les causes écologiques avec sa fille Gisèle, artiste peintre, et son époux Raynald, cinéaste et producteur de documentaires animaliers.

Des expositions rétrospectives ou thématiques ont souvent réuni mère et fille sous le même toit de galeries d'art et de musées au Québec et ailleurs.

Guy Robert décrit en quelques mots la vie de Monique et des siens :
C'est donc une aventure globale que la leur, une entreprise familiale, une véritable manière de vivre, où les excursions en forêt et les voyages d'observation forment, avec les intenses journées consacrées à peindre ou à scruter leur documentation, la trame d'un témoignage exemplaire et émouvant.

Monique peint régulièrement sur le chevalet que lui ont offert ses parents en 1952.


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