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Quand dame Nature réunit Victor Hugo et Gabriel Fauré

Dans les années 80, mes parents, quelques amis et moi avons fondé une petite association sans but lucratif appelée Les Projections Nature Nouvelle. Sous cette bannière, nous réalisions de courts films amateurs et les projetions, gratuitement, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Des projections eurent lieu dans les centres de la nature, les universités, au Jardin botanique de Montréal, etc. Nature Nouvelle fut, en quelque sorte, l'ancêtre, l'élan précurseur qui amena la création de la Société Art et Science pour la Nature (SAS Nature), trente années plus tard. La plupart des fondateurs de Nature Nouvelle œuvrent aujourd'hui au sein de la SAS Nature.

Certains artisans de Nature Nouvelle étant décédés, je souhaite leur rendre hommage dans cette chronique en présentant une capsule vidéo qui reflète à la fois leurs valeurs et celles de la SAS Nature. Tout d'abord, tante Pauline Blaquière, cinéaste, enseignante, naturaliste et membre honoraire de la SAS Nature, à titre posthume. Également, tante Thérèse Blaquière, pianiste, dont les interprétations de pièces du répertoire classique ont meublé la trame sonore des films Nature Nouvelle. J'ai réalisé un montage sur Mai, une merveilleuse mélodie de Fauré où tante Thérèse accompagne au piano le ténor René Plamondon, lui aussi disparu. Les images sont de Pauline Blaquière et de Raynald Benoit.

Je tiens à remercier Sylvain Langevin qui a fait l'enregistrement de cette pièce en 1982, et sa remastérisation en 2012.

Une image vaut mille mots? Alors, imaginez la valeur inestimable de la musique...!

 

Gisèle Benoit

 

Mai, Op. 1, No. 2 : une mélodie de Gabriel Fauré sur des paroles de Victor Hugo

 

 

MAI
 
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens! Ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bord de la robe des cieux!
 
Viens! Et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton cœur!
 
Photo
 
Paruline à croupion jaune © Florent Langevin – SAS Nature 

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