|
J’aime le côté imprévu
de la nature.
Même dans un territoire connu, rien n’est
aussi imprévisible qu’une session d’observation!
Combien
de fois mes parents et moi sommes partis en quête d’un
sujet bien précis, comme l’orignal,
pour finalement revenir au bercail avec des séquences et
des croquis de lynx, d’ours noir ou de loup…
Difficile
de planifier en milieu sauvage!
J’essaie pourtant de le faire
au début
de chaque nouvelle saison, avant de quitter la civilisation pour
une retraite de plusieurs mois dans la forêt boréale.
Se
fixer des objectifs et un calendrier d’observation
réalistes peut très bien se marier aux surprises
que réserve la nature.
Cette année par exemple, Raynald,
Monique et moi voulons compléter une étude sur la
gélinotte à queue
fine (Tympanuchus phasianellus) ,
une perdrix aux mœurs étonnantes.
Avec
un peu de chance, nous retrouverons aussi de vieilles connaissances :
la renarde du kilomètre
51, notre voisine la gélinotte huppée, les tamias
rayés établis autour du camp de base et les loups
de la meute du brûlé.
Je ne peux hélas en prédire
davantage.
Je laisse à dame Nature le soin de combler
nos attentes comme elle l’entendra, car au bout du compte,
elle seule aura le dernier mot... |