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Vous êtes
nombreux à m’avoir
posé des questions sur la réserve faunique de Chapleau,
une zone de plusieurs milliers de km2, située
dans le nord-est de l’Ontario.
Elle fut créée
en 1925 afin de protéger de la chasse et de la trappe des
espèces
animales menacées de disparaître en raison des abus
dont elles étaient victimes.
Cependant, l’exploitation
commerciale de la forêt s’est poursuivie sur ce territoire
jusqu’à nos jours, bien que les coupes à blanc
y soient en principe prohibées.
Compte tenu des coupes forestières,
de l’éloignement des grands centres et du manque d’aménagement
touristique, la réserve faunique de Chapleau reçoit
très peu de visiteurs annuellement.
Mes parents et moi avons
appris à composer
avec les perturbations entraînées par les coupes,
notamment les déplacements fauniques attribuables au changement
rapide de l’habitat dans les zones touchées.
Parmi
les impacts sur la faune, nos études
ont démontré que la grue du Canada, la gélinotte à queue
fine, la buse à queue rousse et le merlebleu de l’Est
nidifient en nombre considérable sur les récents
parterres de coupe, alors que des espèces tels le grand
pic, la martre et plusieurs autres sortent perdantes à court
terme.
Par ailleurs, les fruits sauvages qui poussent
en abondance dans les zones déboisées profitent aux
ours noirs, et la forêt en regain devient un environnement
propice pour l’orignal.
Selon nous, les répercussions
négatives
des coupes forestières sur la faune, hors des parcs et réserves,
sont décuplées parce que certaines activités
humaines s’y ajoutent : par exemple, la création de
routes par les exploitants forestiers ouvre aux chasseurs des territoires
parsemés de trouées où le gros gibier est
vulnérable.
Mes parents et moi recommandons fortement que
de nouveaux territoires protégeant la faune voient le jour,
y compris dans les secteurs de coupes forestières. |