Les cervidés
utilisent leurs andouillers comme appui lors d’épreuves
de force entre mâles rivaux.
Toutefois, avant d’engager
un combat, un individu tente d’intimider son adversaire en
frayant avec vigueur ses bois contre la végétation.
De
nombreux corps à corps épuisants sont évités
grâce à des négociations gestuelles et sonores
mettant en évidence le panache de chaque protagoniste.
Lors
d’une bataille, les orignaux risquent de perdre une partie
de leur précieuse couronne et de ce fait, les avantages
qu’elle leur concède.
Privé d’une palmure,
un mâle arrive difficilement à conserver son rang
social, car il ne peut plus tenir tête à ses rivaux
ni impressionner les biches par la splendeur de sa ramure.
Observation
intéressante : nous avons croisé beaucoup plus de
mâles estropiés au combat dans le nord de l’Ontario
que dans le parc de la Gaspésie, là où la
densité d’orignaux est pourtant beaucoup plus importante.
Forcément
grégaires, les cerfs du parc gaspésien
règlent leurs différends et les questions hiérarchiques
avec un minimum d’agressivité peu avant le commencement
officiel du rut en début de septembre.
Quant aux orignaux
mâles ontariens aux mœurs plutôt solitaires,
leur instinct belliqueux atteint son paroxysme en période
de rut.
Un bel exemple d’adaptation! |