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Sujet : Le rôle du panache chez les cervidés, en particulier chez l’orignal

Le panache du cervidé est un outil de communication et de séduction…
© Les Productions Raynald Benoit inc.

Une autre belle saison d’observation qui s’achève!

Encore cet automne, j’ai été en mesure de constater que chez les orignaux mâles en rut, la sélection naturelle favorise les géniteurs matures aux larges bois.

En effet, les femelles préfèrent les têtes couronnées en qui elles reconnaissent le gage de partenaires en santé.

Un grand panache envoie donc un message visuel positif à toutes les prétendantes qui, au-delà du prestige associé à cette parure, s’accoupleront avec le roi le plus galant et le plus doux à leur égard.

Le mâle, répondant aux critères physiques et comportementaux des biches, rassemble souvent autour de lui plusieurs admiratrices à la fois.


Un andouiller brisé au combat…
© Les Productions Raynald Benoit inc.
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Les cervidés utilisent leurs andouillers comme appui lors d’épreuves de force entre mâles rivaux.

Toutefois, avant d’engager un combat, un individu tente d’intimider son adversaire en frayant avec vigueur ses bois contre la végétation.

De nombreux corps à corps épuisants sont évités grâce à des négociations gestuelles et sonores mettant en évidence le panache de chaque protagoniste.

Lors d’une bataille, les orignaux risquent de perdre une partie de leur précieuse couronne et de ce fait, les avantages qu’elle leur concède.

Privé d’une palmure, un mâle arrive difficilement à conserver son rang social, car il ne peut plus tenir tête à ses rivaux ni impressionner les biches par la splendeur de sa ramure.

Observation intéressante : nous avons croisé beaucoup plus de mâles estropiés au combat dans le nord de l’Ontario que dans le parc de la Gaspésie, là où la densité d’orignaux est pourtant beaucoup plus importante.

Forcément grégaires, les cerfs du parc gaspésien règlent leurs différends et les questions hiérarchiques avec un minimum d’agressivité peu avant le commencement officiel du rut en début de septembre.

Quant aux orignaux mâles ontariens aux mœurs plutôt solitaires, leur instinct belliqueux atteint son paroxysme en période de rut.

Un bel exemple d’adaptation!

Gisèle Benoit


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COMPORTEMENT DE L'ORIGNAL
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