Parmi les espèces
observées mais non filmées, je retiens spécialement
la trentaine de cygnes siffleurs qui ont survolé le camp à basse
altitude, en mai dernier.
J’entendais même le bruissement
de leurs ailes majestueuses dans l’espace bleu.
À l’instar du couple de bruants à gorge blanche
et de parulines à flancs marron, d’autres oiseaux
ont élu domicile dans les parages du camp de base et ont
rendu à terme leur nichée : la paruline triste, la
paruline obscure, la paruline flamboyante, la paruline à croupion
jaune, la paruline à collier, la paruline des ruisseaux
et la paruline noire et blanche.
D’autres nicheurs nous ont honorés de leur présence
: le pic flamboyant, le merle d’Amérique, la grive
fauve, la grive à dos olive, la sittelle à poitrine
rousse, le bruant chanteur, le bruant familier, le roitelet à couronne
rubis, le pic mineur et, sur l’île en face du camp,
le grand corbeau!
De retour au lac, le couple de pygargues à tête blanche
a réutilisé le nid qu’il occupe depuis plusieurs
saisons dans une baie voisine.
Les huarts à collier et plusieurs canards ont cependant
perdu leurs œufs après l’inondation de nombreux
nids en juin, à la suite de pluies diluviennes ayant fait
déborder lacs et rivières.
Nous avons observé sporadiquement le passerin indigo, le
tangara écarlate, le héron vert et bon nombre d’autres
espèces non familières des habitats nordiques.
Le Nord ne constitue apparemment plus une frontière pour
ces oiseaux. |