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Sujets : Le lièvre, le renard roux et le lynx

Un lynx en chasse.
© Les Productions Raynald Benoit inc.

L’été est une saison difficile pour observer les mammifères de la forêt boréale.

En effet, la chaleur suffocante du jour rend la plupart des espèces plutôt nocturnes.

Nous effectuons nos observations tôt à l’aube et tard en soirée, périodes de pointe (version animale) où la fraîcheur favorise de belles rencontres.

Côté esthétique, la fourrure rase désavantage les animaux en été!

Des scènes exceptionnelles et les contacts de proximité surpassent toutefois ces quelques désagréments…

LA RENARDE ET SES PROIES - UN LYNX À L’AFFUT
© Les Productions Raynald Benoit inc.

Certaines espèces animales connaissent des cycles naturels au cours desquels leur densité varie de rare à abondante.

Environ tous les dix ans, la population de lièvres d’Amérique atteint un sommet démographique entraînant l’accroissement du nombre de lynx du Canada dont il est la principale proie.

D’autres prédateurs profitent également de la manne : le renard roux, le grand-duc, la martre, le pékan et la buse à queue rousse.


Un maillon important de la chaîne alimentaire.
© Les Productions Raynald Benoit inc.

Pour observer les prédateurs en action, nous nous postons en bordure des aires d’activités d’une colonie de lièvres.

Ces derniers quittent le couvert forestier au profit des clairières et des chemins peu fréquentés, question d’échapper aux moustiques et de grignoter du gravier.

Avec un peu de chance, un lynx passe en quête d’une prise facile.

De temps à autre, nous voyons un renard rapportant le produit de sa chasse à ses petits.

Il arrive souvent que nous n’apercevions rien de notable, à part les lièvres…

Cela fait partie du défi d’étudier la faune en milieu naturel.


Lynx à l'affut
En quête d’une prise facile.
© Les Productions Raynald Benoit inc.

Grand Duc d'Amérique
Grand-duc d’Amérique.
© Les Productions Raynald Benoit inc.

Il est possible d’étudier des écosystèmes en santé uniquement dans les régions protégées des interventions de l’homme.

La trappe étant interdite dans la réserve faunique nord-ontarienne où nous œuvrons, les rapports entre les espèces ne sont pas faussés.

Ils témoignent d’un équilibre originel qui existait bien avant l’homo sapiens, n’en déplaise à tous ceux et celles revendiquant le titre pompeux de gestionnaire de la faune.

Gisèle Benoit


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