Lorsque
nous approchons un ours noir en milieu naturel, mes parents et moi
conservons toujours une distance sécuritaire.
Nous croyons
que ni la peur ni la témérité ne doivent marquer
les rapports entre les hommes et les ursidés…
Les
comportements imprudents, l’ignorance et les préjugés
engendrent souvent plus de mal que de bien.
Par exemple, les ours
nourris par les visiteurs de l’arrière-pays apprennent
rapidement à quémander
leur pitance le long des routes.
Chaque année, dans la réserve
faunique de Chapleau, plusieurs bêtes sont frappées
mortellement ou blessées en raison de cette mauvaise habitude.
Quand
l’ours noir associe nourriture et humain, son audace
le pousse aussi à commettre des méfaits pouvant entraîner
des conséquences fâcheuses pour les randonneurs :
saccages de tentes, de chalets, de véhicules et quelquefois,
attaques contre les humains.
Les ours devenus dangereux doivent être
déplacés ou abattus.
Les coupables sont souvent ceux
ou celles qui ont modifié le comportement naturel de l’animal
en lui offrant de la nourriture. |