| Les gélinottes à queue
fine sont très sociables.
Au printemps, les coqs se rassemblent
dans une arène où chacun revendique l’exclusivité d’un
petit espace de quelques mètres carrés.
C’est
là que tous unissent leurs efforts pour appeler les poules.
L’emplacement
de l’arène est choisi en fonction
d’un rayonnement sonore de plusieurs kilomètres :
il s’agit le plus souvent d’un monticule dégagé qui
permet aux sons de voyager sur de grandes distances.
Une arène
est fréquentée année, après année,
par le même groupe de coqs.
Plusieurs générations
d’oiseaux peuvent l’utiliser si l’environnement
immédiat n’est pas perturbé.
Les coqs d'un même groupe font preuve d’agressivité et
de territorialité les uns envers les autres uniquement quand
ils se trouvent dans l’arène, alors que chacun défend
son plancher de danse avec ferveur.
Les oiseaux dominants sont établis au milieu
de la scène.
L’importance du rang social décline à mesure
qu’un participant s’éloigne de la zone centrale.
À coup sûr, les mâles installés
sur le pourtour de l’arène se retrouvent au bas de
l’échelle hiérarchique.
La proximité des zones individuelles oblige
les coqs à consacrer beaucoup de temps à la protection
de leurs frontières.
L’affrontement survient dès qu’un
individu tente de voler la place d’un voisin située
plus près du cœur de l’arène.
Cette avancée sociale, à condition
qu’elle réussisse, augmente les chances du vainqueur
de s’accoupler avec une poule visitant l’arène
en quête d’un bon parti. |