Accueil Nouveautés Éditorial Les Benoit Carnets Sauvages Plan du site



Tyran adulte sur son nid

© Les Productions Raynald Benoit inc.


Sujet : Le tyran tritri

Tyrannus tyrannus, le tyran tritri, doit son nom rébarbatif à l’agressivité hors du commun dont il fait preuve à l’endroit des intrus violant son territoire de nidification.

En effet, il n’hésite pas à pourchasser les corneilles et autres grands oiseaux jugés dangereux pour sa nichée.

Ce courageux moucherolle est abondant dans les campagnes où il trouve des endroits propices à sa nidification.

Toutefois, le tyran tritri réussit à s’établir dans la forêt boréale grâce aux étangs créés par les castors.

Ces riches trouées procurent une nourriture abondante et des supports naturels où construire un nid. L’oiseau apprécie le menu varié disponible dans les zones humides : insectes volants, larves, têtards, petits fruits ou vers de terre.

Il peut nicher aussi bien dans un arbre mort que dans un buisson riverain.


Paysage d’une rivière

Photo de Pauline Blaquière
© Société Art et Science pour la Nature


Les extraits vidéo suivants montrent quelques scènes de la vie familiale du célèbre tyran.

La couvaison et le séjour des oisillons au nid durent environ quinze jours.

Notez que le mâle et la femelle sont dotés d’un plumage identique, ce qui rend difficile leur identification alors qu’ils se dévouent au bien-être des petits.

Cependant, couver les œufs et réchauffer la nichée sont les rôles exclusifs de la femelle.


FAMILLE DE TYRANS
© Les Productions Raynald Benoit inc.

La propreté du nid étant indispensable à la santé des oisillons, les parents ramassent les sacs fécaux dès qu’ils sont évacués.

Les petits affamés reçoivent des proies plus consistantes à mesure qu’ils grandissent.

Par exemple, une grosse libellule constitue une becquée de choix!


FAMILLE DE TYRANS ET LIBELLULES
© Les Productions Raynald Benoit inc.
1

Très tôt, les oisillons nidicoles commencent à répéter les gestes instinctifs de l’envol.

Par de vifs battements d’ailes, ils renforcent leurs muscles et testent la souplesse de leur plumage tout neuf.

Le séjour au nid tire à sa fin, mais les jeunes tyrans tritri dépendront de leurs parents jusqu’à ce qu’ils aient appris à chasser les insectes par eux-mêmes.

À l’inverse des comportements observés chez les tyrans, les poussins du chevalier branlequeue sont capables de se nourrir dès leurs premiers pas.

Ils quittent le nid moins de vingt-quatre heures après l’éclosion et se promènent sur les berges du marais à la recherche de petites proies à gober.

Le père monte la garde puis, le soir venu, réchauffe sa marmaille sous sa jupe.

Où est maman branlequeue?

Elle a abandonné le mâle et ses œufs après la ponte pour chercher un nouveau partenaire avec qui procréer!

Ainsi, nombre de mâles chevaliers branlequeues assument seuls la couvaison et la surveillance des poussins.


FAMILLE DE TYRANS, MAUBÈCHES ET ORIGNAUX
© Les Productions Raynald Benoit inc.
1
  Haut de page Retour Courriel  

Accueil Les Benoit Carnets Sauvages Éditoriaux Galerie d'art Boutique Plan du site

Conception et création : Christian Bellemare
pour la Société Art et Science pour la Nature
Dernière mise à jour le :