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J’ai toujours été fascinée par le climat de mystère qu’éveillent les brumes matinales.
Un voile fluide cache les allées et venues de la faune, nous forçant à tendre l’oreille pour deviner ce qui se trame derrière le rideau.
Des toiles d’araignées, tels des capteurs de rêves amérindiens, retiennent dans leurs filets des myriades de perles de rosée qu’elles lèguent au soleil en guise de bonjour.
La nuit cède lentement la place au jour et les brumasses chargées d’humidité adoucissent cette transition là où sommeille un point d’eau. |