Une marmotte d’humeur vagabonde s’est installée près du camp de base dès la fonte des neiges.
Elle passe des heures à paresser près du lac, le regard perdu vers l’horizon, indifférente au va-et-vient des tamias et aux ébats amoureux des canards.
En frottant ses joues contre les rochers, Gadelle (c’est ainsi que nous l’appelons) appose son odeur ici et là en guise de marque territoriale.
La pointe du lac lui appartiendrait-elle?
Chose certaine, aucune autre marmotte ne pénètre dans le domaine de notre rêveuse!
Peut-être finira-t-elle comme plusieurs de ses prédécesseurs, bouffée par un pékan ou un lynx de passage… |