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La passion de
Gisèle
Benoit pour les orignaux est notoire, mais celle qu’elle
nourrit envers le loup, principal prédateur du cervidé,
s’est longtemps exprimée en secret dans l’atelier,
loin du regard profane ayant pu voir en cette double allégeance
une possible contradiction…
Or, animée d’une
aisance déconcertante, la peintre naturaliste passe d’un
sujet à un autre sans jamais les trahir.
Dans sa production artistique, l’étrange
berger apparaît comme une figure unificatrice, un pilier
incontournable autour duquel gravitent toutes les forces de la
nature.
En éliminant les cervidés
malades ou blessés, le loup assure la survie des populations
d’ongulés.
Avant de quitter leur camp de base pour
l’hiver, Gisèle et ses parents ont le privilège
d’observer les habitudes de la meute en cette période
de transition.
Ils voient les louveteaux prendre leur
place au sein de la bande.
Un bel avenir semble attendre Babaloup,
car il développe les qualités ayant fait de son père
le chef de la meute…
Pour les naturalistes, le plus difficile
sera de dire au revoir au jeune loup blanc… |